Car ce décret ne concerne plus que les fournisseurs d'accès à Internet, mais aussi les fournisseurs de contenus (éditeurs de sites, weblogs...) et les opérateurs de téléphonie (fixe ou mobile). Il obligera tout ce beaux-monde a conserver des données personnelles pendant un an comme les adresses IP, les pseudos, identifiants, mots de passe, lieux de connections, numéros de carte bancaire, ajout / suppression de contenu sur un site...

Imaginez un instant le coût d'un tel décret pour une société d'édition en ligne? Ne croyez vous pas que celle-ci préférera délocaliser? Parce que le réseau des réseaux n'a pas de frontières : que vous soyez en France, en Suisse ou en Chine, votre site sera accessible sur notre territoire. C'est déjà ce que j'envisage avec mon blog si la situation se présente, puisque même s'il est hébergé à l'étranger, rien ne m'empêche d'y publier quoi que se soit en m'affranchissant d'éventuels contrôles digne des plus grandes dictatures.

Si un tel décret était appliqué, il est clair qu'il mettrait en péril la plupart des sites hébergé dans notre beau pays. De plus en plus d'internautes se préoccupe de leurs anonymat sur la toile, alors que par exemple Google revient en arrière en raccourcissant la durée de conservation des données (voir ici), notre gouvernement navigue à contre courant, allant même là ou les Etats-Unis et le gouvernement de Mr Bush n'ont pas osé s'aventurer.

Source Le Monde